Blog de Sonia Sarah Lipsyc

29 janvier 2016

"La sexualité dans les trois traditions monothéistes"

28(Les participants au segment « Paroles divines » : de gauche à droite Sébastien Doane, Sonia Sarah Lipsyc,  et Michael Nafi Crédit photo : Radio-Canada/Olivier Paradis-Lemieux)

Ce jeudi 28 janvier 2016, 4ème séquence mensuelle "Paroles divines" à laquelle j'ai le plaisir pour le judaisme de participer avec Sebastien Doane pour le christianisme et Michael Nafi pour l'islam dans l'émission "Plus on est de fous, plus on lit" de Marie-Louise Arsenault sur Radio Canada (1) 

Amour, sexe et religion....On aborde la relation de couple, la notion de plaisir, l'érotisme du Cantique des Cantiques, l'homosexualité masculine et féminine et bien d'autres aspects.

J'évoque aussi la figure de Bertha Pappenheim (1839-1936), la féministe juive qui lutta contre la prostitution ou la traite des jeunes femmes juives et celle de la dramaturge Charlotte Delbo (1913-1985) au sujet du fait de  retourner aux textes classiques, qui comme dans le théâtre ou la Bible, sont en quête permanente d'interprétations.

Le fil audio de cette émission d'une demie heure est dans le lien ICI

15 janvier 2016

Les femmes aussi peuvent être directrices administratives des tribunaux rabbiniques en Israël

Les femmes aussi peuvent être directrices administratives des tribunaux rabbiniques en Israël

Ci dessous l'extrait d'un article que vous pouvez retrouver dans son intégralité sur un nouveau blog que je tiens  sur TimesofIsraël

"De l’usage de la loi civile pour lutter contre les discriminations religieuses à l’encontre des femmes juives

De plus en plus, en Israël mais pas seulement, les femmes, lasses de subir des discriminations au nom de la tradition juive, se tournent vers les tribunaux civils et la loi civile pour faire valoir leurs droits. Cette démarche est d’autant plus efficace lorsqu’elles assignent des institutions étatiques qui plus est, dépendantes des deniers publics.

Celle qui a ouvert la voie dans ce sens fut Leah Shakdiel, une femme orthodoxe qui fut admise à siéger au sein du conseil municipal religieux de la cité de Yeruham (Neguev).

Les fonctions de ce conseil consistent à s’occuper notamment de tout ce qui a trait à l’éducation juive, les bains rituels ou la cacherout dans une ville. Mais son admission acceptée dans cette cité à majorité sépharade fut contestée et refusée par le rabbinat israélien.

Elle se tourna alors, soutenue par la municipalité de Yeruham et représentée par l’Association des Droits Civiques en Israël, vers la Cour Suprême. En 1988, celle-ci, statua qu’il n’y avait aucun obstacle, à ce que Leah Shakdiel ou toute autre femme siège dans un conseil municipal religieux [1].

En 2007, cinq femmes de sensibilité juive religieuse différente (orthodoxe et autres) déposèrent avec l’appui de l’IRAC (Israel Religious Action Center) et de son avocate Orly Erez-Likhovski, un recours auprès de la Cour Suprême d’Israël contre les bus publics dans lesquels la séparation des sexes était imposée.

La compagnie Egged avait accepté et instauré la séparation entre hommes (à l’avant) et femmes (à l’arrière) sur certaines lignes publiques. Non seulement, les femmes (et les hommes) subissaient cette discrimination mais de surcroit celles qui ne s’y soumettaient pas étaient victimes parfois de violences verbales ou physiques.

En 2011, la Cour Suprême rendit un arrêt ambigu déclarant que « cette pratique était contraire à la loi mais qu’elle pourrait être maintenue si elle était acceptée de leur plein gré par les passagers ». Cette décision était assortie notamment de demande d’insertion de panneaux explicites dans les bus sur lesquels il devait être spécifié que « le harcèlement d’un(e) passager(e) au sujet de la séparation des sexes constituerait une infraction pénale ». Il était également demandé que « le Ministère des Transports donne des instructions nécessaires aux chauffeurs afin d’être sûr que ces consignes soient respectées ».

Enfin, des centres de plaintes pour les femmes qui estimeraient avoir été lésées devaient être mis en place. Ainsi les femmes furent mieux à même de pouvoir être défendues et se défendre dans le cas de discrimination sexuelle dans les bus en Israël [2].

Et voici un dernier exemple tout à fait instructif.

Pouvoir se porter candidate au poste administratif de directeur des tribunaux rabbiniques (...)"

[1] Voir Leah Shakdiel, « Mon combat pour être la première femme éligible au sein d’un conseil municipal religieux » dans Quand les femmes lisent la Bible, sous la direction de Janine Elkouby et Sonia Sarah Lipsyc, Pardes, Ed. In Press, Paris, 2007.

[2] Toutes les citations de ce passage sont tirées de Sonia Sarah Lipsyc, « Existe-t-il une ségrégation sexuelle dans les autobus en Israël ? (I) », dans Judaïsmes et Questions de société 21.03.2011.

POUR LIRE LA SUITE CLIQUEZ ICI

Sonia Sarah Lipsyc

 

07 janvier 2016

"Serah’ fille d’Acher ou les modalités de la foi juive"

Soniaenseignante(Sonia Sarah Lipsyc devant une classe à ALEPH/Montreal)

"Serah’ fille d’Acher ou les modalités de la foi juive", est le commentaire sur le passage de la Torah qui sera lu ce chabbat (10.01.2016) et que j'ai écrit pour le site francophone moderne orthodoxe dirigé par Gabriel Abensour et Emmanuel Bloch.

Moise et les femmes

Les premiers versets de la paracha qui sera lue ce chabbat, Vaera (Je suis apparu), « Dieu (Elokim) parla à Moise et lui dit : Je suis l’Eternel (Youdkévavké)» etc.[1] dans la continuité des chapitres précédents de l’Exode, s’apparente, sous certains aspects, à l’antidote du poker menteur. Alors que dans ce jeu, le joueur avance ce qu’il n’a pas et bluffe, ici chacun dit qui il est mais la question est de savoir qui va le croire ?"

Pour lire la suite, cliquez ici.

Pour mes autres commentaires sur d'autres passages de la Torah, vous pouvez les voir en conférence sur le site de Akadem, en cliquant ici.

Sonia Sarah Lipsyc. 

31 décembre 2015

"Yentl et le divan de Shlomo Sigmund Freud (1ère partie)"

Le divan de Freud

"Yentl et le divan de Shlomo Sigmund Freud (1ère partie)" est le 7ème épisode de mon feuilleton "Yentl est de retour" ("Yentl is back") qui est annoncée dans la revue pluraliste juive francophone Tenou'a et mis en ligne sur leur site.

"Yentl s’est échappée du texte d’Isaac Bashevis Singer, son auteur, et nous raconte ses aventures. Elle a choisi Sonia Sarah Lipsyc comme porte-plume qui rapporte ici fidèlement ses conversations avec Yentl.

Dans « Yentl et le divan de Shlomo Sigmund Freud », Yentl relate ses visites dans la vie Freud qu’elle a suivi de sa naissance à ses funérailles, en passant par sa bar mitsva et son mariage. Yentl lui fait part aussi de l’étude qu’elle eut avec Freud sur le traité talmudique Berakhot (des bénédictions), qui traite notamment des rêves."

Bonne lecture !

La série « Yentl is back » est un manuscrit déposé à la SACD.

Sonia Sarah Lipsyc

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21 décembre 2015

"Réponses judaïques à la modernité"

 

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J'ai le plaisir de vous annoncer que je donnerai le semestre prochain un cours à l'Université de Montréal (UDM) : "Réponses judaiques à la modernité" (PLU6064) dans le cadre du "microprogramme en études juives" dirigé par Robert Schwartzlwad.

Ce cours donne droit à 3 crédits pour tout étudiant.
C'est un cours ouvert aux étudiants libres et des autres universités.
Chaque mercredi de 16h à 19h, du 6 janvier au 13 avril 2016.

Le cours traitera des questions de société au regard du judaïsme contemporain telles que l'écologie, la bioéthique, le pluralisme religieux, les conversions, la condition des femmes, le statut des minorités sexuelles, l'éducation, la justice sociale, la laicité, le dialogue inter religieux et le vivre ensemble, etc..

Informations : robert.schwartzwald@umontreal. 

Inscription :http://fas.umontreal.ca/etudes-juives/

Vous pouvez aussi m'envoyer un message pour plus d'informations en usant de la rubrique, "Contactez l'auteur" que vous trouverez sur le menu de droite.

Sonia Sarah Lipsyc

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14 décembre 2015

"Etre sépharade en Israël"

J'ai le plaisir d'avoir piloté ce dossier spécial "Etre sépharade en Israël " pour le magazine LVS (La Voix Sépharade) édité à Montréal, 43ème année, Vol 3, décembre 2015/Kislev-Tevet 5776 (en date hébraique)

EN CLIQUANT SUR CE LIEN, vous trouverez en PDF ce dossier qui comprend  13 articles (analyses,  billets, entretiens, témoignage, extraits d'ouvrage).

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Vous trouverez ci dessous mon éditorial qui présente ce numéro : 

"Voici ce deuxième numéro du LVS consacré à l’identité sépharade aujourd’hui, cette fois ci en Israël. J’espère que vous aurez autant de plaisir à le lire que nous en avons eu à le concevoir et à découvrir les textes des collaborateurs que nous avons sollicités.Treize articles composent cette livraison littéraire qui essaye d’appréhender, d’un point vue historique, sociologique, religieux, humain et artistique, la réalité sépharade contemporaine en Israël où se trouve la communauté sépharade, dans son acceptation large, la plus importante au monde.  Je vous les présente ci-dessous sans préjuger de leur ordre d’apparition dans notre magazine. Daniel Haik revient sur les frustrations et les discriminations que les Juifs sépharades ont ressenties au sein du jeune État hébreu et qui perdurent parfois encore de nos jours. Mais surtout, il met en valeur leur résilience, leur réussite sur de nombreux plans et leur volonté d’avancer et de préserver leur identité sépharade comme un atout vers le succès. Ce désir de pallier diverses carences, tout en affirmant son identité sépharade, se retrouve aussi au travers des initiatives du groupe féministe d’origine orientale « Ahoti » (ma sœur). L’universitaireNelly Las nous permet de mieux connaître ce groupe actif qui se bat pour les droits des femmes et la justice sociale. Il sera à nouveau question, dans ce numéro, d’une tendance à l’ultra-orthodoxisation, voire de l’ashkénisation d’une partie du monde sépharade dans l’entretien avec le sociologue Yaakov Loupo.Mais aussi de la manière dont certains, jeunes filles et jeunes hommes, choisissent de fuir ou de sortir de ces communautés dans lesquelles ils se sentent étouffés comme le souligne l’anthropologue Florence Heyman dans son dernier ouvrage. Le jeune Gabriel Abensour que nous avions eu le plaisir de recevoir à ALEPH, il y a deux étés, nous montre une fois de plus toute l’ingéniosité et la souplesse dont peuvent faire preuve les rabbins sépharades israéliens en matière de loi juive, tout en respectant les impératifs de celle-ci. Vous serez plus d’une fois étonnés et ses propos vous rappelleront, sans doute, le judaïsme sépharade ouvert de votre enfance. Le Dr. Mikhael Benadmon, tout en résumant les nouveaux défis auxquels sont confrontés les rabbins sépharades au 21e siècle, présentera le programme de formation sur l’héritage sépharade que certains choisissent de suivre et qui les met au cœur du passage entre l’Orient et l’Occident et aussi dans le dialogue avec l’Islam. Nous donnerons la parole dans notre prochain numéro au rabbin Haim Amsellem, figure importante de ce renouveau de la réflexion rabbinique sépharade en Israël. Gabriel Goldenberg, jeune montréalais francophone, issu d’un mariage sépharade/ashkénaze, a accepté de répondre à nos questions sur sa préparation à l’alya, la « montée » ou l’immigration en Israël et son vécu là-bas depuis quelques années. Ses propos inspireront peut-être d’autres jeunes à faire le pas. Qui sait ?Le psychanalyste et éducateur Henri Cohen-Solal nous montre comment, le fait d’être sépharade de culture francophone a participé à la réussite en Israël du projet des « maisons chaleureuses  », structures d’accueil pour les jeunes Sépharades en difficulté sociale, économique ou psychologique. Modèle qui se décline maintenant dans d’autres continents et pour d’autres communautés ! Il était impossible de couvrir tous les arts et la culture sépharade en Israël. De grâce, n’oubliez pas qu’il s’agit d’un magazine… Aussi avons-nous choisi de parler du cinéma avec un article instructif sur le personnage du juif sépharade dans le cinéma israé lien, du cinéaste Serge Ankry, que nous publierons en deux parties. Et nous avons montré un aspect de la littérature sépharade israélienne grâce à l’extrait d’un texte du linguiste Cyril Aslanov.Nous avons également donné la parole à Sidney Saadya Elhadad, leader de la communauté sépharade et hassidique breslev de Montréal, afin de compléter le précédent dossier consacré à « être sépharade à Montréal ».L’entretien d’Elias Levy avec l’intellectuel Georges Bensoussan replace le départ des Juifs du Maroc, notamment vers Israël, dans le cadre de ce que fut cet exode des Juifs des pays arabes et d’Iran. Exode que nous commémorons depuis deux ans, chaque 30 novembre, au sein du Festival Sefarad, dans le cadre d’une journée qui leur est mondialement consacrée.La chronique de Maurice Chalom, notre fidèle collaborateur, conclut ce dossier par un texte personnel, dans lequel plus d’un ou d’une se retrouvera car il met en exergue les liens qui nous unissent à Israël, et « le rêve inachevé » pour reprendre son titre, d’y habiter. « Car mon cœur est à Sion et mes yeux sont là-bas » (1), me reviennent ces vers du poète sépharade Judah Halevi (1075-1141) au moment de mettre le point final à ce dossier. Il ne me reste donc plus qu’à vous souhaiter une bonne lecture !

Dr Sonia Sarah Lipsyc

P.-S.  : l’orthographe de séfarade ou sépharade diffère d’un auteur à l’autre. Nous avons choisi de respecter le choix de l’auteur(e). Nous nous sommes efforcés de traduire tous les termes en hébreu de sorte que personne, de notre communauté ou en dehors de celle-ci, ne soit pénalisé dans la compréhension des termes. Le sigle ndr correspond à « note de rédaction », nous l’introduisons généralement, entre parenthèses, après avoir explicité une expression. Enfin, nous avons inséré les dates et siècles des personnalités dont il était à chaque fois question afin, cher lecteur et chère lectrice, de vous offrir un maximum d’informations dans la compréhension d’une histoire et d’une réalité qui nous sont communes."

(1) Dans « Le Cœur éveille », poème traduit dans Ami Bouganim, Le Feu et l’or, Pathways édition, Israël 1992, page 232.

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"L’hospitalité dans les grandes religions monothéistes"

 

Emissiondu10décembre2015(Les participants au segment « Paroles divines » : Sonia Sarah Lipsyc, Sébastien Doane et Michael Nafi Crédit photo : Radio-Canada/Olivier Paradis-Lemieux)

C'était jeudi 10 décembre , à la 3ème séquence mensuelle "Paroles divines" à laquelle j'ai le plaisir de participer avec Sebastien Doane et Michael nafi dans l'émission "Plus on est de fous, plus on lit" de Marie-Louise Arsenault sur Radio Canada (1) 

Le sujet portait sur l'hospitalité et les migrants et, au nom de la tradition juive, j'ai rappelé les droits et les devoirs des uns et des autres.

« Ce n'est pas facile d'accepter l'autre, et c'est précisément parce que ce n'est pas facile qu'on peut lire toute la Torah et toute la Bible comme un apprentissage constant de la fraternité », dit la sociologue Sonia Sarah Lipsyc. Elle discute avec le chercheur en philosophie musulmane Michael Nafi et le bibliste Sébastien Doane de la question centrale de l'hospitalité et du rapport à l'autre dans les traditions monothéistes".

Le fil audio d'une demie heure est dans le lien ICI

Sonia Sarah Lipsyc

(I) Les deux premières émissions portaient sur "Les femmes dans les textes sacrés des trois traditions monothéistes" et "la vie après la mort dans les trois traditions monothéistes"