Blog de Sonia Sarah Lipsyc

21 février 2013

Les femmes et le judaisme dans le monde contemporain

Mise en ligne par AKADEM des panels et conférences du colloque international "Les femmes et le judaisme dans le monde contemporain" organisé par ALEPH -Centre d'Etudes Juives Contemporaines, le 4 novembre 2012 à Montréal dans le cadre du Pré Festival Séfarade.

ALEPH(Sigle de ALEPH -Centre d'Etudes Juives Contemporaines de la Communauté Sépharade Unifiée du Québec CSUQ)

 Ces tables rondes qui concernent principalement le monde juif religieux et notamment orthodoxes portent sur :

- les groupes de prières de femmes avec avec Peggy Cidor, journaliste au Jerusalem Post (Israël)- Sharon Gubbay-Helfer, chercheure à l’Institut d’Etudes Juives Canadiennes de l’Université de Concordia (Montréal), Shelley  Rothman-Benhaim, Montreal Women's Tefillah Group (Montréal)– Léah Shakdiel, enseignante (Israël). Introduite et modérée par Dr.Sonia Sarah Lipsyc (ALEPH, Montréal), 55 minutes

- le leaderhsip des femmes dans le monde religieux ou Féminisme et pouvoir religieux en Israël avec Peggy Cidor, journaliste au Jerusalem Post (Israël), Léah Shakdiel, enseignante (Israël), Introduite et modérée par Dr.Sonia Sarah Lipsyc, (ALEPH, Montréal), 44 minutes.

Nous___la_table_ronde(Photo E.Silbert, de gauche à droite, S.Rothman-Benhaim, Léah Shakdiel, Sonia Sarah Lipsyc,Peggy Cidor et Sharon Gubbay-Helfer)

- l'évaluation de la  discrimination sexuelle en Israël, conférence de Peggy Cidor, journaliste au Jerusalem Post (Israël) introduite par une allocuation de Ralph Benatar, président  de l'Alliance Israélite Universelle Canada, suivie d'un panel avec René H.Lévy (écrivain et professeur émérite en Pharmacie et Neurologie à l'uNiversité Wahsington de Seattle (USA), Marius Schattner, journaliste ancien correspond AFP en Israël, Léah Shakdiel, enseignante (Israël),modérée par Dr.Sonia Sarah Lipsyc(ALEPH, Montréal), 90 minutes.

- "Le féminisme est-il soluble dans le judaisme ?" avec Peggy Cidor, journaliste israélienne au Jerusalem Post, Léah Shakdiel, figure du féminisme juif orthodoxe et Dr.Sonia Sarah Lipsyc, sociologue, 52 minutes.

Sonia Sarah Lipsyc


20 janvier 2013

Monde ultra orthodoxe et élections en Israël

Pas__lu_pas_de_vote(En hébreu : "pas éligible pas de vote", sur la page Facebook du même nom)


"Les sondages pronostiquent une augmentation importante d’élus orthodoxes dans la prochaine Knesset, après les élections de la semaine prochaine. Ils passeront de 25 sièges actuellement à 40 sur 120", ses résultats inquiètent.

Qui et pourquoi ? Pour le savoir lisez la suite sur le site "Judaismes et Questions de Société".

En même temps, " Des femmes orthodoxes et ultra orthodoxes s’insurgent contre leur exclusion de principe des listes électorales des partis ultra orthodoxes ashkénaze « Yaadout Athora » et séfarade, « Shass » en vue des prochaines élections législatives en janvier en Israël.  En effet, ces partis n’ont jamais présenté de femmes sur leurs listes électorales. Esti Shoshan, journaliste « haredite » (ultra orthodoxe ), a créé une page sur Facebook : « no elected, not voting» soutenue par des centaines d'entre elles. 

Elles avancent que si elles sont dignes de gérer des écoles, d’exercer d’autres métiers à responsabilité et de faire vivre leurs familles et leurs maris afin qu’ils se consacrent à l’étude de Torah et du Talmud– elles peuvent aussi être éligibles. Elles menacent de ne pas voter ou de voter pour d’autres partis qui partagent leur vision".

(....)Par ailleurs, des associations diverses de femmes ainsi que la conseillère municipale de Jérusalem, Laura Wharton, du parti de gauche Meretz, ont déposé une plainte pour discrimination auprès de la Commission électorale centrale contre les partis ultra orthodoxes « Yaadout Athora » et « Shass » précisément pour leur refus de l’éligibilité des femmes sur leurs listes (5).Parmi ces associations, il y a Kolech, le forum des femmes juives orthodoxes et féministes".

Pour lire la suite au sujet de ces iniatives passionnantes, cliquez ici

Rappelons que vous pouvez aussi vous abonner au site de "Judaïsmes et Questions de société" en cliquant sur "Newsletter, m'abonner." Ou rejoindre sa page facebook de ce site, en cliquant ici.

A bientôt...

Sonia Sarah Lipsyc

 

Société juive et Homosexualité (I)

Alliance (Echange d'alliance entre deux hommes. Photo priseparKenzo sur le site de directmatin)   

A l'heure où après l'Espagne, les Pays-Bas, la Belgique et le Canada, la France s'apprête à voter (enfin) le mariage pour tous, quelques posts repris de la page Facebook de Judaïsmes et Questions de Société sur "Société juive et Homosexualité (I)", article que vous retrouverez intégralement sur le site de ressources du même nom.

" Le rabbin Ya'akov Yosef, fils de l'ancien Grand Rabbin séfarade d'Israël a rendu une décision halakhique (de la loi juive) interdisant de prendre des leçons privées avec des enseignants homos.

Mais il faut relever que même la puissante Association internationale de psychanalyse (IPA) fondée par Freud n’a accepté, il n’y a que 11 ans, que la « règle orale », non approuvée par le père de la psychanalyse, qui interdisait aux personnes homosexuelles d’être psychanalystes soit officiellement abolie. C’est ce que souligne notamment, à l’heure du débat en France sur le mariage pour tous, un remarquable article[2] d’une psychanalyste, Annie Fortems, dont nous publions ci-dessous un extrait. Elle rappelle ce qui a longtemps été un tabou dans l’institution psychanalytique freudienne et sur lequel l’historienne et psychanalyste (juive) française Elisabeth Roudinesco, soutenant le mariage pour tous, avait déjà levé le voile : Anna Freud, la fille et héritière (en matière de psychanalyse) de Freud, spécialiste de la thérapie pour enfants, a vécu 55 ans avec une femme Dorothy Burlhingam… Elle a élevé avec elle ses enfants et le patriarche Freud acceptait cette famille homoparentale (...)"

annadorothy(Anna Freud et sa compagne Dorothy Burlingham en 1972 à Vienne. Photo  de (Wiener Psychoanalytische Akademie) prise sur le site Rue 89)

Il y a également une brève sur le fait qu'un tribunal rabbinique en Israël ait pour la première fois condamnée une femme pour adultère parce qu'elle avait eu une autre relation avec une femme et l'a scandaleusement privée de la pension pour elle et ses enfants.

Enfin, pour finir sur une note d'humour, il y a quelques lignes sur ces gays juifs de Toronto... qui rèvent de rencontrer d'autres d'hommes juifs : « La dernière chose que  le jeune Corbin Seligman voulais faire était de sortir avec un homme qui ne soit  pas juif. ». Cet agent immobilier de Toronto ajoute "J'ai toujours plaisanté à ce sujet, mais je ne plaisante qu’à moitié lorsque  je dis que je veux un médecin juif".....

Pour lire la suite, cliquez ici

Sonia Sarah Lipsyc

04 janvier 2013

Un nouveau modèle d’apprentissage: l’école talmudique comme un département de recherche et développement du monde ju

Nous avons présenté cet article de Alieza Salzberg dont nous proposons ici une traduction, dans notre précédent article «Quand les Juifs se réapproprient leurs textes… »

"Un nouveau modèle d’apprentissage: La yeshiva, l’école talmudique comme un département de recherche et développement du monde juif" par Alieza Salzberg

Talpiyot(Hommes et femmes étudiant à la Yeshivat Talpiot à Jérusalem, photo deleur site)

Le nom de la place traditionnelle où la Torah est enseignée, s’appelle une yeshiva, littéralement une place où l’on s’assoie. De nos jours, beaucoup de ces institutions religieuses ne recherchent que la stabilité – ne pas bouger et maintenir un statut quo. Étudier pendant de longues heures peut enrayer l’évolution de la pensée juive et il n’est pas nécessaire qu’il en soit ainsi. Actuellement, alors que le peuple juif doit régler nombre de questions – qui est juif, les droits de la personne, les rôles respectifs de la femme et de l’homme dans le cadre de la révolution féministe – nous ne pouvons nous contenter d’une religion figée dans le passé. Des premiers textes monothéistes à l’idiosyncrasie (au procédé ndr) du Talmud, les études et les écrits juifs ont toujours été autant créatifs qu’innovateurs. Aujourd’hui aussi, nos institutions devraient se développer rapidement.                  

À la Yeshivat Talpiot, où je suis à la fois co-directrice et éducatrice, nous considérons la Yeshiva comme un centre de recherche et de développement, un lieu où les textes anciens sont analysés à la lumière des défis et des valeurs d’aujourd’hui.

Aliza_Salzberg(Alieza Salzberg)

La Yeshivat Talpiot est un lieu moderne d’enseignement à Jérusalem, où les Israéliens étudient un programme d’étude familier – le TalmudMidrash et Tahakh (Bible hébraïque)– dans une atmosphère sérieuse, créative et dans un environnement respectueux et égalitaire. Comme le ferait un département  «R&D»[1], chez Google ou Apple, nous voulons créer un espace d’étude intensive et d’expérimentation. Pour favoriser la prochaine avancée, nous devons associer une bonne connaissance de nos traditions à une capacité de prévoir nos prochaines étapes.         

Comment peut-on établir une Yeshiva « R&D »?

Voilà quelques-unes des idées que nous avons considérées lorsque nous avons commencé à mettre sur pied la Yeshivat Talpiot, il y a trois ans

Pour lire la suite de cette traduction de Michel Mons, rendez vous sur le site "Judaïsmes et Questions de société".

02 janvier 2013

Quand les Juifs se réapproprient leurs textes…

PagedetalmudJPG(Page de Talmud de Babylone, photo credit: CC BY Chajm, Flickr)

De la nécessité de la fidélité et de la rupture ?

L’étude juive est l’un des commandements centraux de la tradition juive et l’un des secrets de la pérennité d’Israël. Elle s’exprime sous sa version classique par l’étude des textes traditionnels (Torah, Talmud, Midrash, Kabbale, littérature rabbinique diverse). Cet amour de la connaissance, de l’investigation, de la remise en question de l’acquis – du fait de ne pas prendre à la lettre pour ce qu’elle est – se transmet aussi de façon séculaire. Freud avançait même que cet atavisme singulier – que l’on pourrait définir comme un atavisme intellectuel à l’origine spirituel - lui avait permis de penser … la psychanalyse. « Le mode de pensée talmudique ne peut tout de même pas nous avoir subitement quittés »[1], écrivait –il à son disciple Karl Abraham. En ajoutant dans une autre correspondance avec le pasteur Pfister : « Pourquoi la psychanalyse n'a-t-elle pas été créée par l'un de tous ces hommes pieux, pourquoi a-t-on attendu que ce fût un juif tout à fait athée? »[2]. Il y avait donc à la fois la reconnaissance d’une transmission, au chemin visible ou invisible, et la nécessité d’une rupture avec elle afin de faire preuve d’inventivité.

Mais lorsque l’héritage ne consiste plus qu’en la rupture, de génération en génération, cette modalité confine alors au fil du temps à l’ignorance. Les premiers savaient avec quoi ils rompaient tout en bénéficiant d’une connaissance et d’un art de l’interprétation forgés par l’étude talmudique, les suivants pouvaient encore faire le récit de cette odyssée historique et métaphysique, les derniers ne savent plus que vaguement ou plus du tout de quoi l’on parle… Dans le meilleur des cas, ils sont confrontés à un sentiment de manque qu’ils ne peuvent clairement définir mais qu’ils savent au moins confusément distinguer. Ce sentiment est comme un fil d’Ariane vers le retour aux sources hébraïques. Quant aux autres…? (...)

Sonia Sarah Lipsyc

Pour la suite de cet article rendez vous sur le site "Judaïsmes et Questions de société".

 

25 décembre 2012

Le dernier roman de Janine Elkouby : "Trois femmes et un siècle".

Janine_Elkouby(Janine Elkouby)

Janine Elkouby, agrégée de lettres classiques, engagée dans le combat pour l'équité des droits des femmes au sein du judaisme et de ses institutions, vice-Présidente du Consistoire Israélite du Bas-Rhin, Présidente de la section strasbourgeoise de l'Amitié Judéo-Chrétienne et .....écrivaine signe, après son premier roman " Passés composés", Société des écrivains, 2003, son deuxième roman, "Trois femmes et un siècle", édition Le Verger, 2012. 

3femmesetunsi_cle

Voici comment est présenté son ouvrage : 

"À la mort de sa mère, une femme évoque les souvenirs de sa famille. Trois générations de femmes juives, nées à trois époques si différentes. Trois mères. Trois filles.

Leur histoire commence dans les communautés juives rurales d’Alsace, où règnent paix et entente avec les autres habitants. Elle se poursuit dans l’horreur de la deuxième guerre mondiale pour s’achever aujourd’hui dans la grisaille et les lumières de nos villes.

La vie de ces trois femmes, l’histoire de leurs amours et de leurs relations de mères et de filles est une histoire d’hommes absents ou occupés, de conflits entre la tradition et le temps qui passe… Trois façons d’être femme et d’aimer.

Et par dessus tout la difficulté qu’il y a à se comprendre".

Bonne lecture !

Sonia Sarah Lipsyc

Posté par Sonia Sarah à 16:35 - - Permalien [#]
Tags : , ,

02 décembre 2012

"Les femmes peuvent-elles réciter le kaddich ?","Qui a besoin d'un féminisme juif ? D'un féminisme orthodoxe" ?

" Les femmes peuvent-elles réciter le kaddich ? "

 Textes_du_kaddish (Fragment de la prère du "kaddich") 

A la mémoire de Nicole S (que son nom soit source de bénédiction et que son âme repose en paix au jardin d'Eden).

"Est-ce qu’une femme peut dire le kaddich ? Dans trois des quatre courants qui composent le judaïsme actuel (massorti ou conservative, libéral ou réformé et reconstructioniste), se déroulent généralement des offices égalitaires où les femmes sont comptées avec les hommes pour le minyan. Elles peuvent donc dire le kaddich pour leurs parents, leur conjoint ou tout être qui est leur est cher[1].

Mais qu’en est-il des femmes dans le milieu juif orthodoxe, (...)Trois attitudes prédominent actuellement dans le monde juif orthodoxe : l’interdiction, l’autorisation de dire le kaddich pour les femmes dans certaines circonstances et la possibilité pour elles de le dire en toutes circonstances."

Sonia Sarah Lipsyc

Pour lire la suite, rendez vous sur le site "Judaismes et Questions de société".

 

"Qui a besoin d'un féminisme juif ? Un féminisme orthodoxe (1) ?".

"JOFA, le forum des Juives féministes orthodoxes américaine a lancé au travers de sa newsletter ou sur son site, une campagne sur le thème : « Qui a besoin d’un féminisme juif ? Un féminisme orthodoxe ? » à laquelle tout le monde peut participer. Il suffit de soumettre sur le tumblelog (site internet ouvert) de JOFA un texte sous forme de pancarte. 

Nous mettrons en ligne régulièrement quelques unes de ses pancartes dans une traduction de Michel Mons et des notes ou éclairages de notre cru.

Sonia Sarah Lipsyc


Kaddich

J’ai besoin d’un féminisme orthodoxe car la douleur qui est la mienne après le décès de ma mère n’a d’égale que celle que je ressens quand j’entends à la synagogue ...."

Pour lire la suite, rendez vous sur le site "Judaïsmes et Questions de société".



Fin »