NoaLe Nouvel Observateur dans son article "Le match des rabbins" dans son magazine du 19 juin 2008 (n° 02228), s'est fait l'écho de la réponse du Grand Rabbin Joseph Haïm Sitruk aux questions et remarques de Nathalie Cohen-Beizerman, Présidente de la Wizo France, qui s'étonnait que le Grand Rabbin Krief, accusé de violences conjugales, puisse être l'un des plus des 300 grands électeurs pour l'élection du Grand Rabbin de France alors qu'il avait été suspendu de ses fonctions suite à la plainte de son épouse : "Chaque voix compte. Même celle d'un grand rabbin accusé de violences conjugales. Lorsque Nathalie Cohen-Beizerman s'étonne que cet éminent religieux bordelais, en instance de jugement, puisse participer à la désignation du grand rabbin de France, Joseph Sitruk, candidat à sa propre réélection, la remet à sa place. «Vous êtes une victime des médias, Nathalie», dit-il à cette jeune femme, (...). Il lui explique que le rabbin mis en cause est « un ami». Que le couple a beaucoup souffert. Que son épouse est déséquilibrée. Que l'incident était une chamaillerie. La vraie victime, en somme, était l'époux, «arrêté par la police devant ses fidèles !». Et argument suprême: «Que penser d'une femme qui transgresse le shabbat pour porter plainte contre son mari ?». C'était le 22 mai. Joseph Sitruk, grand rabbin de France, planchait devant le Crif, l'instance politique de la communauté juive. Le compte rendu officiel de la réunion a prudemment occulté la réponse du grand rabbin... La communauté juive aussi est un monde de mecs." (pour lire la suite de l'article cliquez ici).
Emue par cette réponse dont elle avait eu connaissance et par le fait que la newsletter du Crif ne l'avait pas rapportée, Malka Marcovich, spécialiste des droits des femmes et auteur d'un rapport remarqué sur Durban 2 , réagissait
déjà sur son blog, le 18 juin, par une lettre ouverte à Muriel Krief :
 "(...) Madame, j'admire votre courage et la grandeur de votre acte. Vous avez choisi la vie contre la mort alors que le médecin a conclu à cinq jours d'incapacité totale de travail (ITT), pour lesquels Monsieur Krief peut encourir jusqu'à cinq ans de prison. Mais grâce à la procédure "plaider coupable", il n'y aura pas de procès et ils restera en liberté avec une peine que le juge doit prononcer le 18 juin.
J'imagine - à l'instar de toutes les femmes victimes de violences conjugales que nous connaissons, enfermées dans l'humiliation quotidienne, emprisonnées par la prison familiale - combien il a dû être difficile de partir dans la nuit, meurtrie et douloureuse. Dans votre cas, s'ajoutait la transgression du Shabbat et la réputation de votre mari Grand Rabbin dans la bonne ville bourgeoise de Bordeaux . Vous avez choisi de demander de l'aide et d'être protégée par les lois de la République laïque. En cela votre geste de vie est un acte exemplaire (...)".
Pour lire la suite de cette lettre ouverte cliquer ici.

Sur la ligne téléphonique  01 47 07 39 55 du lundi au jeudi de 9h30 à 12h30 mise en place dans la communauté juive par Noa à l'initiative de  la Wizo France et de la Coopération Féminine voir notre billet du  03.06.07 sur le présent blog.